Les joueurs, leurs réseaux et l’intelligence collective.

Les joueurs, leurs réseaux et l’intelligence collective.

(Traduit de sevenlevelsleft)

Pour la plus grande part, les jeux sont simplement plus drôles quand vous les partagez avec des gens. Henry Jenkins décrit l’intelligence collective comme « la capacité des communautés virtuelles à leverage l’expertise combinée de leurs membres » (2006, Location). Beaucoup de têtes valent mieux qu’une et par l’usage des TIC, les joueurs sont très actifs pour contribuer à la communauté en ligne, en travaillant avec et en jouant contre d’autres pour devenir de meilleurs joueurs. Les connaissances de ces réseaux et comment les joueurs choisissent de partager leurs expériences sont très importants quand on en arrive a créer des jeux tant au contenu engagé que des campagnes marketing à succès.

Un exemple fantastique de comment fonctionne les réseaux peut être vu dans le projet Six Degrees de Kevin Bacon, un algorithme humoristique initialement conçu par un groupe d’étudiants en 1994. L’idée principale étant qu’à partir du « phénomène du petit monde » [ou paradoxe de Milgram] ; comme Hollywood n’est qu’un réseaux fermé, ça ne devrait prendre plus de six étapes pour connecter n’importe quel acteur à Kevin Bacon par les noeuds du réseau. Ce qui est impressionnant à propos de ce concept c’est qu’il semble avéré à une échelle globale. Lire la suite

Useless Utilities – Saul Albert

by Saul Albert

Useless Utilities

« The useless alone is truly beautiful; everything else is ugly, since it is the expression of a need, and man’s needs are, like his pitiful, infirm nature, ignoble and disgusting. – The most useful place in the house is the latrines »

Théophile Gautier’s 1835 Preface to Mademoiselle de Maupin is often cited as the manifesto of the romantic notion of « Art for art’s sake ». While his feelings about his fellow humans seem thankfully outdated, it is surprising and disturbing that his feelings about aesthetics are still widespread and even worse, misunderstood.

There is a common misconception in art and technology crossovers that any cultural product can become art if it is robbed of its utility, that the product of a scientific or technological process is art if it has been done simply because it can be done. This misunderstanding replaces « art for art’s sake » with « anything for it’s own sake ». Lire la suite

Internet ravit la culture – owni.fr

par André Gunthert Le 19 novembre 2011

Internet ravit la culture


En créant une zone de réappropriation illimitée des contenus, le web ouvre la voie au remix populaire de la culture. Un fait majeur dans l’histoire de la propriété intellectuelle et de la création que décrypte André Gunthert, chercheur à l’EHESS.

Dans son célèbre article “L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique”, publié en 1939, Walter Benjamin dessine l’opposition paradigmatique de deux cultures[1]. Face à l’ancienne culture bourgeoise, appuyée sur le modèle de l’unicité de l’œuvre d’art, les nouveaux médias que sont la photographie et le cinéma imposent par la “reproductibilité” le règne des industries culturelles.

Un demi-siècle plus tard, la révolution des outils numériques nous confronte à une nouvelle mutation radicale. La dématérialisation des contenus apportée par l’informatique et leur diffusion universelle par internet confère aux œuvres de l’esprit une fluidité qui déborde tous les canaux existants. Alors que la circulation réglée des productions culturelles permettait d’en préserver le contrôle, cette faculté nouvelle favorise l’appropriation et la remixabilité des contenus en dehors de tout cadre juridique ou commercial. Dans le contexte globalisé de l’économie de l’attention[2], l’appropriabilité n’apparaît pas seulement comme la caractéristique fondamentale des contenus numériques : elle s’impose également comme le nouveau paradigme de la culture post-industrielle. Lire la suite

  1. [1] Walter Benjamin, “L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique”, édition de 1939, trad. de l’allemand par M. de Gandillac et R. Rochlitz, Œuvres, t. 3, Paris, Gallimard, 2000, p. 269-316.
  2. [2] Voir Richard A. Lanham, The Economics of Attention. Style and Substance in the Age of Information, Chicago, University of Chicago Press, 2006.

Un cheval de Troie : Dan Meththananda

Dan Meththananda

Lors du 56ème Salon de Montrouge, parmi les jeunes artistes et étudiants en art qui se sont agglutinés dans des boxes dignes de la foire au vin, une proposition a su me captiver. Celle de Dan Meththananda.

Le Salon de Montrouge m’a semblé très dangereux mais révélateur de l’état de l’art contemporain et de celui des écoles d’art à l’heure des réformes dites « de Bologne ». Près de 80 jeunes artistes se sont retrouvés dans cet entrepôt pour présenter leur travaux.
Toute l’institution artistique était présente : Ministère de la culture, Centre d’art, Écoles d’art, critiques d’art, artistes. Les étudiants qui présentent leur travaux n’ont parfois pas encore eu l’aval du diplôme, leur pratique n’est pas encore construite. On leur propose pourtant de « remporter » une place d’exposition au Palais de Tokyo. Lire la suite

Le succès de Foldit : jouer pour la science – Internet Actu

Le succès de Foldit :
jouer pour la science

 

 

 

Par Rémi Sussan
le 31/08/10

 

De toutes les applications soi-disant “web 2″ ou faisant appel à l’intelligence collective, Foldit pouvait apparaître, lors de sa sortie en 2008, comme la plus prometteuse, tant elle semblait au confluent des différentes tendances actuellement en gestation : d’abord, il s’agissait d’un vrai moyen de “changer le monde par le jeu” qui abolissait la frontière entre éducation et recherche. C’était aussi la première “vraie” application de biohacking: soyons honnête, il n’est pas encore venu le temps ou chacun bricolera l’ADN dans sa cuisine. Mais agir sur des simulations informatiques d’authentiques structures biologiques (et non sur des formalisations abstraites, comme c’est le cas avec les systèmes de vie artificielle), avec la promesse d’obtenir des résultats pertinents dans le monde réel, voilà ce que permet Foldit, et c’est sans doute ce genre d’outils qu’utiliseront les “biohackers” de demain. Lire la suite

Le prix de la production intellectuelle – OWNI

Le prix de la production intellectuelle

La dématérialisation provoquée par Internet a chamboulé le modèle économique de la production intellectuelle. Est-il encore légitime de vendre un ensemble de titres au même prix qu’un CD ou des pages de texte au prix d’un livre ?

par william Vandenbroek

Le 8 novembre 2011

Il n’y a rien de plus utile que l’eau, mais elle ne peut presque rien acheter ; à peine y a-t-il moyen de rien avoir en échange. Un diamant, au contraire, n’a presque aucune valeur quant à l’usage, mais on trouvera fréquemment à l’échanger contre une très grande quantité d’autres marchandises.

Adam Smith

Au Moyen Âge, le livre se vend comme un diamant, c’est un objet rare, difficile à produire et à distribuer. Il s’échange à des prix très élevés et reste la propriété des classes fortunées. Il est conservé précieusement dans des bibliothèques et fait la fierté de ses possesseurs.

Au XXIe siècle, la connaissance se déverse à torrents dans les canaux numériques. Lire la suite

Les arbres de Connaissances – Michel Authier et Pierre Lévy

Voici une liste de citations tirées de ma lecture
de Les Arbres de Connaissances (Éditions La découverte)
de Michel Authier et Pierre Lévy.

 

 

 

Michel AUTHIER et Pierre LÉVY

Les Arbres de connaissances

p.18 « Pendant les semaines, les mois où nous avons élaboré les arbres de connaissances, nous cherchions à tâtons, dans une zone encore inconnue, une forme de démocratie qui
convienne à la société de l’information et de la communication rapide, tout en échappant aux pièges des médias. Une
forme de démocratie qui épouse le rythme et la diversité de la société contemporaine, loin du temps différé des bureaucraties étatiques, échappant au pouvoir des spécialistes et des technocrates. Une forme de démocratie qui nous fasse retrouver la vitalité de l’invention, de la pensée collective, une nouvelle citoyenneté. » (D’autant plus si l’on quitte la société d’information)

p.18-19 « Les révolutionnaires de l’Antiquité prônaient la réforme agraire et le partage des terres. Ceux de l’âge industriel visaient la propriété des moyens de production. Aujourd’hui, c’est sur la connaissance que reposent la richesse des nations et la puissance des entreprises. Lire la suite

Plausible Artworlds

About Plausible Artworlds 2010

Plausible Artworlds est un projet de collecte et de partage de savoir autour des modèles alternatifs de pratiques créatives. Des économies alternatives et de la culture open source aux sécessions et autres expérience sociales, Plausible Artworlds est une plateforme de recherche et de participation avec les mondes de l’art qui présentent une alternative distincte à la culture dominante.

Le but du projet est de faire savoir que le potentiel de ces mondes de l’art sont des « écosystèmes culturels » viables qui offrent des solutions tant pédagogiques que pratiques pour une part des défis socioculturels émergents. Nous voyons Plausible Artworlds comme une opportunité pour discuter du rôle interdisciplinaire de l’artiste comme solution créative à un problème et de la notion grandissante de ce à quoi un monde de l’art ressemble et ressent.

Le projet offre un potluck hebdomadaire hébergé par Basekamp à Philadelphie, pendant lequel des discussions informelles sont entretenues par des artistes, des écrivains, des commissaires d’exposition et n’importe qui intéressé.
Le projet compile aussi une publication collaborative de recherche, conversations et de projets en connexion avec l’initiative Plausible Artworlds.

Plausible Artworlds is a project organized by Basekamp and Stephen Wright, and has been funded
by The Pew Center for Arts & Heritage through the Philadelphia Exhibitions Initiative.

L’Intelligence Collective – Pierre Levy


Voici une liste de citations tirées de ma lecture
de L’intelligence collective (Éditions La découverte)
de Pierre Levy.

 

 

Pierre Lévy

L’intelligence collective

Pour une anthropologie du cyberspace.

p.9 « Nous sommes redevenus nomades »

p.11 « pourquoi vouloir s’adapter (s’adapter à quoi exactement?) quand on a compris que la réalité n’était pas posée là, extérieure à nous, préexistante, mais qu’elle était le résultat transitoire de ce que nous faisions ensemble? »

p.12 « On ne réinventera pas les instruments de la communication et de la pensée collective sans réinventer la démocratie, une démocratie partout distribuée, active, moléculaire. » (libre, CC)

p.13 « Impossible de fonder une ville, impossible désormais de s’établir, où que ce soit, sur un secret, un pouvoir, un sol… » (8thW)

p.14 « Mais si nous nous engagions sur la voie de l’intelligence collective, nous inventerions progressivement les techniques, les systèmes de signes, les formes d’organisation sociale et de régulation qui nous permettraient de penser ensemble, Lire la suite

Geocyclab

Geocyclab est un projet qui me tient particulièrement à cœur.

Ce projet de tour du monde du bricolage, englobe la plupart de mes centres d’intérêts :
les nouvelles technologies, le Do it Yourself, les « objets libres », la mise en réseau du savoir, le voyage « IRL » à travers ce réseau, la recherche citoyenne, mais aussi, parce qu’il est monté par des artistes, le déplacement de la pratique de l’art contemporain hors des institutions.



Geocyclab

Nous sommes deux amis de la région de Quimper, Barth et Fanch, qui projetons de faire le tour du monde en vélos couchés.

Tous deux issus de formations artistiques, nous jouons depuis quelques temps sur un même terrain, et à force de rencontres et de discussions, l’idée de travailler ensemble sur des problématiques communes s’est vite imposée.

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